
Zebi Wax: quand la haute couture congolaise résiste et s'impose
- elikiamoyi

- 28 janv.
- 2 min de lecture
Faire la promotion de nos entrepreneurs, ce n’est pas un acte de complaisance. C’est un acte de justice. Dans un contexte où les créations étrangères sont souvent survalorisées, parfois au détriment de nos talents locaux, certaines créatrices congolaises imposent pourtant leur signature, leur rigueur et leur vision. Zebi Wax fait partie de celles-là.
La question de la qualité revient souvent lorsqu’on parle de couture locale. Zebi Wax y répond par les faits : finition soignée, coupes maîtrisées, constance dans l’excellence. Ici, le prix correspond au travail, loin des clichés qui entourent encore trop souvent les créateurs congolais.
Derrière chaque pièce, il y a pourtant une réalité moins visible : celle des tracasseries quotidiennes, des difficultés d’approvisionnement en matières premières, des coûts élevés, des clients parfois prompts à négocier à la baisse un travail artisanal… tout en acceptant sans discuter les tarifs de marques étrangères.
« Il faut aimer ce que l’on fait, sinon on aurait déjà tout arrêté », confie la créatrice. Et pourtant, le paradoxe est là : « Nous retouchons ici des articles de grandes marques, mais cela, les gens ne le voient pas. »
Comme beaucoup d’entrepreneurs culturels, Zebi Wax a dû diversifier ses activités. De la couture à la pâtisserie, en passant par la production de jus locaux avec la marque « Des Petites Envies », l’ingéniosité devient une stratégie de survie.
Mettre en lumière Zebi Wax, ce n’est pas seulement parler de mode. C’est parler de résilience, de créativité congolaise et de la nécessité urgente de soutenir ceux qui produisent localement.
Aussi, à l’approche de la Saint-Valentin, choisir une création Zebi Wax, c’est faire bien plus qu’un choix esthétique : c’est un acte engagé.
Annette Kouamba Matondo






















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