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Violée par son pasteur, Rivelle, reprend gout à la vie grâce à la couture

  • Photo du rédacteur: elikiamoyi
    elikiamoyi
  • 28 juil. 2023
  • 2 min de lecture

Violée il y a deux ans par deux inconnus dans la maison familiale (ou elle vit seule avec son père), elle lutte entre la vie et la mort quand elle réussit à sortir de la concession. Découverte nue à même le sol, par le voisinage, on prévient son père. A partir de cet instant le cauchemar commence pour la jeune fille avant d’être prise ne charge par un psychologue d’Azur développement.


« Il y a deux ans lorsque cela m’est arrivée, j’en voulais à toute la terre entière et aussi à dieu d’avoir permis que cela m’arrive » explique calmement la jeune fille qui n’arrête pas de ranger ses ongle les yeux baissés. Un souvenir qu’elle veut enfouir dans le passé et essaye tant bien que mal à vivre comme les jeunes filles de son âge.


Facile à dire qu’à faire «  car malgré mes efforts à vouloir laisser ce passé derrière il me hante parfois et j’ai du mal à dormir tellement que j’ai peur » avance la jeune fille qui espère guérir avec le temps. Pourtant si les stigmates de cette période sont encore bien présentent dans le quotidien de la jeune fille, celle-ci ne veut plus laisser de place à la tristesse « Au moment du viol j’ai été droguée, ligotée et c’est seulement à mon réveil que je me suis rendue compte de ce qui m’étais arrivée, et lorsque je me souviens de cela je suis en colère, je pleure et je suis mélancolique » a fait savoir la jeune fille qui déplore le fait que certains proches qui sont au courant lui demande de tourner la page.


« Comment tourner la page quand ceux qui m’ont agressé sont libres et peuvent reproduire la même chose à d’autres jeunes filles » s’interroge Rivelle qui brusquement se met à pleurer. Après un long silence, Rivelle avoue que cela lui arrive parfois quand les fantômes du passé ressurgissent sans crier gare «  je pleure, je suis triste, je ne veux pas manger, et par-dessus je suis en colère, et je ne sais pas si un jour je serais en mesure de surmonter cela » a indiqué la jeune fille qui paradoxalement est de nature joviale comme la fait savoir sa collège «  j’aime travailler avec Rivelle, elle est toujours de bonne humeur, quand elle n’est pas au salon, ça se sent !» a fait savoir cette dernière qui a requis l’anonymat.


Une attitude que la jeune adopte pour ne pas réveiller des soupçons sur son passé. « C’est une carapace, que je porte, tout le monde n’est pas obligée de savoir ce qui m’étais arrivée ; mais ce qui est vrai quand je suis ici je me sens vivre. C’est aussi un moyen de prouver à mes agresseurs que je suis en vie et que je vais aller jusqu’au bout de ma formation et ouvrir mon salon » a longuement expliqué cette dernière.


A l’état majeur de la gendarmerie de Pointe Noire au km 4, les chiffres parlent d’elles même. Quatre à sept femmes par mois sont victime de viol selon le rapport d’Azur Développement Pointe Noire. Et sur l’entendue du territoire national, plusieurs victimes attendent toujours que justice soit faite.


Annette Kouamba Matondo

 
 
 

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