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Violences domestiques: les enfants payent les pots cassés

  • Photo du rédacteur: elikiamoyi
    elikiamoyi
  • 21 déc. 2023
  • 3 min de lecture




Paroles blessantes, humiliantes et parfois obscènes, bastonnades, privation de repas, insultes, autant de châtiments qu’infligent les parents dans les ménages pour discipliner leurs enfants, ignorant les traumatismes que cela peut entrainer auprès de ceux-ci. C’est dans ce sens que l’ONG SMICS bataille pour redonner la parole et le sourire aux enfants victimes de violences domestiques.

« Quand mes parents se disputent, je me fais gronder par ma mère, et dès que mon petit frère fait une bêtise, elle se déchaine sur moi, me traitant de tous les noms et me donne des taloches » fait savoir Sylvain 11 ans en classe de sixième. Même son de cloche pour Florence 13 ans, victime de violences psychologiques par son père. « Mon père ne cesse de me répéter que je suis bonne à rien comme ma mère, que je suis aussi bête qu’elle. J’en ai parlé à ma tante qui m’a dit de supporter, mais je suis à bout » confie la jeune fille en larme lors d’une session de sensibilisation dans son collège.


Les violence faites aux enfants au sein des ménages sont sournoises vu qu’elles sont en général identifiées aux réprimandes alors qu’elles sont en réalité des châtiments parfois très violents aux conséquences graves: interdiction de repas, injures déplacées, injustices et parfois bastonnades…« Taper un enfant pour le punir est une façon de lui dire de ne plus recommencer, nous avons été élevé de la sorte et cela ne nous a jamais traumatisé. Nous ne sommes pas des européens! » Révèle un parent visiblement mécontent. « On a notre éducation, quand un enfant est têtu cela mérite la chicotte, et cela lui remet automatiquement les neurones en place », fait savoir Joseph un autre parent d’élève lors des séances de sensibilisations animées dans les écoles par le SMICS (ONG qui a pour mission de lutter contre l’exclusion sociale et la réinsertion des enfants de la rue au sein de leur famille) en partenariat avec Azur Développement.


On estimerait à 60 % d’enfants victimes de violences aux sein des ménages selon les enquêtes réalisées par le SMICS. « Beaucoup d’enfants se sont plaints des violences domestiques, mais n’osent pas en parler autour d’eux dans la mesure où, ces derniers ne savent pas faire la différence entre punitions et violences domestiques » révèle monsieur Hubert Mvouama président du SMICS. Un constat alarmant car « six enfants sur dix sont victimes de violences dans les ménages et beaucoup de parents assimilent punitions et châtiments à l’éducation » informe le president qui est parfois surpris d’entendre lors des séances de sensibilisation des phrases telles que, « L’enfant doit se taire quand on lui parle, il n’a pas droit au repas quand il travaille mal. Les parents estiment que les enfants doivent les obéir au doigt et à l’œil » a expliqué le président qui a remarqué que certains enfants sont plus violentés que d’autres. « En tête de liste, nous avons ceux dont le père est au chômage, divorcé, militaire, polygame » a précisé ce dernier.


Briser le silence pour protéger les enfants


Des histoires comme celles de Florence, Sylvain et bien d’autres sont de plus en plus courantes comme l’a souligné Hubert Mvouama. « Certains parents tapent avec hargne, ils pensent que cela va de pair avec l’éducation, mais en général, cela fait plus de mal à l’enfant car au delà de violence physique et verbale, l’enfant peut être psychologiquement affecté» a laissé entendre monsieur Hubert qui est heureux que de plus en plus d’enfants dénoncent les violences dont ils sont victimes. « Lorsqu’un enfant nous contacte pour violence, nous cherchons à avant à établir un contact avec les parents(qui le considèrent en général comme une ingérence dans leur vie privée) et si cela aboutit pas, on fait appel à madame la procureure ou le président du juge d’enfant et c'est à lui de convoquer la famille quand cela est nécessaire » a longuement expliqué monsieur Mvouama qui a ajouté « Qu’en cas de récidive l'enfant pourrait être placé dans un orphelinat et rarement dans une famille d’accueil».


Une bataille qui n’est certes pas gagnée (car le changement de mentalité se fera avec le temps), mais le président reste confiant «Les parents nous ont reproché de vouloir entêter leurs enfants, mais nous sommes déterminés à changer la donne et s’il le faut, nous irons dans les marchés, les administrations, les ménages, mais il faut que les choses changent! » a indiqué le président.

Berna Marty


 
 
 

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