God is real ( Partie)
- elikiamoyi

- 1 sept. 2025
- 3 min de lecture
"Un cri d’amour, un cri d’espérance
Je viens livrer ici non seulement un témoignage personnel mais aussi un véritable hommage à toutes les femmes, en particulier celles qui luttent dans le silence, dans la douleur, dans la foi, pour enfanter, pour exister, pour avancer. J’ai voulu mettre des mots puissants sur une réalité trop souvent tue ou ignorée.
Merci de me lire sans jugements
Derrière chacune de nos histoires, se cache un parcours inspirant. Un témoignage qui annonce qu’un nouveau départ est toujours possible.
Le 23 juillet, c’était mon anniversaire. Et depuis que je célèbre cet événement, jamais je n’ai autant pensé à ma mère : cette femme forte, résiliente, combative, qui s’est battue bec et ongles pour que je vienne au monde. Sans son acharnement, son opiniâtreté, je ne serais pas ici, dans ce beau pays. Oui, beau pays, j’assume ce mot !
J’ai pensé à elle, mariée depuis plus de dix ans, mais incapable de concevoir malgré toutes ses tentatives. À une époque où la FIV, l’insémination, ou même l’accompagnement psychologique n’existaient pas. Une époque où la stérilité – mot que je n’aime pas – était automatiquement attribuée à la femme. Où elle devenait la cible de moqueries, de jugements. Où les rires des autres résonnaient plus fort que ses larmes.
"Penina, qui avait des enfants, se moquait d’Anne, la rendant chaque année plus irritée et désespérée." (1 Samuel 1:6-7)
Et j’ai pleuré…
Elle a traversé l’humiliation, la solitude.
Elle a bu la salive d’un soi-disant voyant, parce qu’on lui avait dit qu’il faisait des miracles.
Elle a affronté les eaux d’une rivière infestée de crocodiles, pour aller consulter un "homme de Dieu"… qui lui a simplement dit de rentrer chez elle.
Exténuée, les pieds enflés, elle a repris le chemin du retour, accompagnée de son beau-frère. Le cœur vide. L’âme lourde. Le désespoir niché au fond des entrailles. Mais elle n’a pas bronché. Elle a gardé la foi.
"Je reste muet, je n’ouvre pas la bouche : c’est toi qui agis." (Psaume 39:9)
Puis un jour, un pasteur va changer le cours de son destin.
De catholique, elle devient protestante. Elle est suivie spirituellement, guidée, encouragée. Un an avant ma naissance, ce pasteur lui annonce qu’elle aura une fille. Mais il la prévient : le combat sera rude.
"Maintenant, ma fille, ne crains rien. Je ferai pour toi tout ce que tu diras, car tout le peuple sait que tu es une femme de valeur." (Ruth 3:11)
Une grossesse entre angoisse et espoir.
Entre rejet et médisance.
Une grossesse vécue dans la solitude malgré l’immense miracle qu’elle représentait.
Et puis… le jour de ma naissance.
Des complications. Des choix cruels. On a demandé à mon père de choisir entre ma mère et moi. Il a choisi ma mère. Et je ne lui en veux pas. Je comprends. Il pensait qu’elle pourrait encore avoir un autre enfant.
Mais Dieu avait un autre plan.
"Je vous remplacerai les années qu’ont dévorées la sauterelle, le hasil, le gazam... et vous ne serez plus dans la confusion." (Joël 2:25)
Par la grâce de Dieu, nous avons survécu toutes les deux.
Je suis née. Avec un cou penché, à cause d’un rêve prémonitoire que ma mère a fait. Pendant des années, j’ai porté un appareil pour redresser ce cou. Chaque détail de mon histoire semble crier que ma venue était combattue.
Mais je suis venue. J’ai grandi. Et me voici aujourd’hui.
Ce témoignage n’est pas que le mien. Il est celui de toutes les femmes qui traversent l’attente, le rejet, la honte, la douleur du vide.
À toi, femme, qui pleure en silence : N’abandonne pas. Ne baisse pas les bras.
"Il donne une maison à celle qui était stérile, il en fait une mère joyeuse au milieu de ses enfants." (Psaumes 113:9)
Avec une infinie reconnaissance, je dis : MERCI.
Merci Seigneur pour la vie, même tourmentée. Merci pour chaque jour. Merci pour celle que je suis devenue.
Je pars vers un nouveau départ. Et même si tout le monde ne prendra pas cette barque avec moi, je bénis chaque personne qui a traversé ma vie.
vous tous, à vous toutes, je dis :
MATONDO MINGUI.
Merci pour l’amour, la sororité, les vœux, les prières, les cadeaux, les attentions.
Mention spéciale à mon âme sœur Tina Nana : le pyjama du penthouse est une tuerie ! 😄
PS : Je voulais juste dire merci. Finalement… j’ai écrit deux pages. Mais parfois, le cœur a besoin de parler.








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