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Slovie garde espoir qu’un jour justice sera faite

  • Photo du rédacteur: elikiamoyi
    elikiamoyi
  • 28 juil. 2023
  • 3 min de lecture

Derrière sa fausse timidité Slovi, 38 ans, est une vraie force de la nature. Téméraire et déterminée, elle fait partie de ses nombreuses femmes qui n’ont pas hésité à porter plainte à leurs conjoints pour abus sur mineur. Si à l’heure actuelle les procès n’aboutissent pas, Slovie et les autres gardent espoir qu’un jour justice sera faite.


Slovie découvre l’association Azur Développement il y a un deux ans par le biais de sa fille qui a été victime d’abus sexuel par son conjoint.  «  Ma fille âgée de 16 ans a eu une relation avec mon conjoint durant trois mois. Le responsable c’est mon compagnon car c’est lui l’adulte, il a persuadé ma fille de coucher avec lui en lui offrant des présents. A cet âge, on n’est pas totalement conscient de ses actes. En ce qui me concerne, il méritait de faire la prison… » Informe Slovie qui espère obtenir justice un jour.


« C’est non seulement un choc pour l’enfant mais aussi pour moi. Vous ne pouvez pas imaginer combien j’étais blessée que mon conjoint ait une relation avec ma fille ainée. Même si ce n’est pas son père biologique, il devait plutôt lui servir de figure paternelle » a fait savoir Slovie qui est dégoûté de voir le nombre de mères dans le même cas qu’elle qui attendent que la justice soit faite. « Nous devons briser le silence, on ne devrait pas avoir ni honte ni peur d’en parler ; plus nous gardons le silence, plus ces coupables se promènent dans la ville sans être inquiétés et peuvent trouver des nouvelles proies et recommencer. En ce qui me concerne je ne croiserai pas les bras tant que justice ne sera pas faite » a fait savoir la jeune femme sur un ton de colère.


Reconnaissante et pleine d’espoir, elle est consciente de la chance que sa fille a bénéficié pour l’accompagnement psychologique et autres conseils qui ont suscité une vraie prise de conscience chez l’adolescente. « Nous avons recommencé sur des nouvelles bases ma fille et moi… Ça n’a pas été facile mais on y est arrivé » a fait savoir la Slovie qui a reçu un financement de la part d’Azur Développement dans le cadre du projet : Promotion des droits et automatisation économique des femmes et jeunes filles vulnérables. Un appui destiné à accompagner des femmes à se prendre en charge via une activité génératrice de revenue. «  Cette aide de 120.000 FCFA est une bouée de sauvetage car elle m’a permis d’acheter un four traditionnel pour faire des brioches, gâteaux et galettes, en plus de la vente des croquettes, arachides… » a souligné Slovie qui souhaite dans les prochains jours se lancer dans l’élevage des canards. « J’ai déjà trois canards, j’espère d’ici peu en acquérir une dizaine pour me lancer, mais pour le moment j’alimente d’abord mon compte bancaire » dit-elle fière de cet accomplissement.

Avoir le courage de dénoncer


Si Slovie a réussi à briser le silence, beaucoup de mères restent encore renfermées dans les croyances ancestrales. Plusieurs sont convaincues que si elles portaient l’affaire au tribunal, elles condamneront leurs filles à être la risée de la famille, du quartier, que celles-ci auront peu de chance de se marier et d’autres encore privilégient le confort quand l’agresseur a un pouvoir financier et paye le silence de la famille.


En agissant ainsi a fait savoir Grace Estia Otilibili, psychologue, clinicienne «  les parents retardent la guérison des enfants car celles-ci se sentent humiliées, honteuses et se considèrent même plus comme des victimes. Les parents ne devraient pas avoir peur de porter plainte car plus on garde le silence, l’agresseur lui continue de faire de victimes » a indiqué cette dernière qui maintient que « plus l’on dénonce ces bourreaux, moins il y aura des enfants victimes de viol ou d’inceste car ces bourreaux auront peur » a fait noter la psychologue.


En effet, le témoignage mène à la peur d’être stigmatisé comme l’a témoigné madame Kimani Rockya, assistance sociale. « Les femmes ne sont pas enclines à parler car elles sont automatiquement étiquetées et aux yeux des autres, elles deviennent des femmes à problème, comme si le mot violer était gravé sur leur front » a fait savoir madame Kimani qui intervient la majeur partie dans la commune ouest africaine où là encore les viols sont des secrets lourds et où, elles trouvent difficilement d’issue de sortie. .


 
 
 

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