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Famy Christopher Dieuveil Matsiona

  • 27 sept. 2021
  • 4 min de lecture

" Croyez en vous, croyez en vos rêves"



Derrière son tempérament doux, se cache un artiste hors pair. Famy Christopher est ce qu’on appelle un héros dans l’ombre. Il a travaillé tout récemment dans le clip de KoffI Olimidé en featuring avec Violetta, il estampille aussi sur les albums de Fally Ipupa, Tenor, Inosbe, Mix, Blanche Mayilee, Wiskid, et j’en passe. La vingtaine, le jeune garçon veut conquérir et ne s’en cache il déploie dorénavant ses ailes vers Afrique anglophone.

« Patience et longueur de temps ne font que ni force ni que rage » disait la fontaine. Un dicton qui sied à notre jeune réalisateur. En effet, entre coups durs et coups de cœur, engagements embardés, sans jamais se mentir, ni se la jouer réservant les artifices à son métier, Famy Christopher plus connu dans son quartier d’enfance comme Dieuveil est accueilli comme une star « Je suis bien accueilli et cela me gêne parfois, pour eux je suis devenu une star, j’ignorais que le métier allait m’exposer jusqu’à ce point, de plus que je suis une personne assez renfermée, bref, je ne passe plus inaperçu et cela même en dehors même de Kinsoudi »

Autodidacte Famy Christopher Dieuveil Matsiona est arrivé à ce sommet à coups de travail et de sacrifices mais aussi par amour pour la musique. « Ma passion pour le rap remonte depuis la classe de sixième, je rappais dans les rues avec des amis, après j’ai commencé à faire du beat making, j’arrangeais les instruments pour d’autres artistes, et ensuite, j’ai découvert mon amour l’image, je m’y suis investi depuis la classe de seconde entre 2014 et 2015, et cela n’a pas été facile. En fait tout le monde l’a mal pris, car j’étais bon élève à l’école, et cela inquiétait mes parents et aussi mes professeurs »

A l’annonce que le jeune garçon veut entièrement se consacrer à la musique après son bac est plutôt mal reçu, c’est la consternation. Ce projet n’enchante et n’emballe madame Verlaine sa mère qui élève ses quatre enfants seule. Et quand tu viens avec ce genre de projet, ce n’est pas probable que tout le monde comprenne, tout suite ma mère croyait que je serais sans aucun doute cameraman de télé Congo, ce qui n’est pas mal, et disait que ce sont des métiers viables. Elle a commencé à y croire parce que le grand projet dans lequel je travaillais était un film avec Boyiri Michel, mais ça n’avait pas bien tourné avec les producteurs et c’est ce qui l’avait vraiment déçu. Et c’était l’occasion pour elle de pousser à repartir à l’école. Mais je n’ai pas suivi cette voie, et ’jai foncé vers ma passion et je ne le regrette pas

Mais avec le temps elle finit par accepter quand elle voit les fruits de son travail. Désormais elle regarde avec tendresse son fils prendre son envol. « Mère célibataire, je n’ai jamais courbé l’échine et pourtant j’en ai bavé pour les scolariser. Dieuveil était plutôt bon élève e je voulais qu’il un travail stable » note Verlaine sa mère.

La suite est une incroyable série de coup de chances, d’audace, de patience et d’expériences, « Avant même que je me lance faire de la vidéo pour musique, j’ai une grande chance de travailler pour la NBA, ce qui a fait que j’ai commencé à rencontrer des artistes, le plus surprenant est que les rendus que je produisais pour la NBA, une fois qu’ils étaient reçus aux USA, ceux-ci ne croyaient que le travail était fait au Congo. Chemin faisant j’ai tissé des liens avec les artistes du Cameroun, et de là je me suis dit qu’il fallait que je tente ma chance dans le milieu et les sollicitations sont arrivés de part et d’autres du monde ».

Souvent mal ou non payé, des projets échoués par des producteurs mal intentionnés il tient tête, et finalement son entêtement commence à payer « Je dirai que c’est Ténor parce que j’avais auparavant travaillé avec des maisons de disque mais c’était la première avec que je travaillais dans une grande industrie du disque et les conditions n‘étaient pas le même et donc il fallait que j’assure, j’avais toute une chaine, il fallait que je passe, des managers, éditeurs, ainsi de tout de suite. Bref j’avais beaucoup appris sur le ce projet.

Il espère dans un avenir prochain pouvoir faire le choix dans son travail ; mais l’heure, il travaille beaucoup avec l’institutionnel « oui je le réalisateur vit de son métier quand tu as un bon carnet d’adresse. Et puis les choses ont évolué, ce n’est plus comme hier ou les réalisateurs avaient du mal à s’en sortir. De plus en dehors de ce que nous faisons musicalement parlant, nous faisons aussi de l’institutionnel, (publicité, rendez-vous politique, la promotion d’une entreprise, donc on va de projet en projet »

Mais cette persévérance, cette sagesse précoce, il les doit aussi à son éducation et à sa passion pour la musique. Le premier à l’avoir donné envie de faire le rap et qui est aussi son model c’est Christ Makay, réalisateur de Bouba. « Ce qui m’a tout suite marqué en écoutant ses réalisations, c’était la liberté d’expression, aux Etats Unis ils étaient assez avancés sur les métiers de la numérique et voir un français produire ce type de rendu à cet époque, c’était surprenant pour moi, et à partir de ce moment j’ai commencé à m’intéresser à ce qu’il produisait. Bref tout est parti de la ».

Issu d’une famille modeste ou l’on ne s’autorisait pas à rêver, il veut aujourd’hui aider à réaliser les rêves d’autres enfants. « Je me prépare pour l’Afrique anglophone, et l’Afrique de l’ouest française. Sinon je suis dans un projet d’un long métrage congolais avec des influenceurs extérieurs dont il tait le nom »

Aussi demande-t-il au ministère en charge de la culture de d’aider ce secteur qui regorge de tant de talents « Le Congo est bénie culturellement il y a des talents en herbe, mais qui a besoin d’un grand soutien, il faut avoir un mental fort pour faire la culture au Congo, il y a un manque criard de subvention, cela peut devenir une source de revenue pour le Congo. Pas de boutique de multimédia et on est parfois obligés de louer le matériel, et du matériel qui coûte cher »

Enfin pour termine invite qui le veut à croire en soi. « Croyez en vous, croyez en vos rêves, partir de zéro, pour arriver au sommet c’est toujours possible tant que l’on travaille et de créer les opportunités pour pouvoir y arriver.

Berna Marty

 
 
 

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