
Eunice, une entrepreneure aux airs de mannequin.
- elikiamoyi

- 3 mars 2025
- 3 min de lecture
A l'allure d'un mannequin, Eunice Milay Nkounkou, la vingtaine est une entrepreneure née. Persuasive et avenante, elle sait accueillir le client quelque soit la taille de son porte feuille. Un atout majeur qui lui a permis de constituer son carnet d'adresse. Rencontre avec une femme courageuse, pleine d'ambition, femme d'affaire impitoyable même si a première vue, elle ne le laisse pas transparaître.
Eunice marque les esprits par sa gentillesse et son dévouement à servir les autres." Il n' y a pas de secret, simplement être à l'ecoute du client et laissé ses émotions à la maison" indique Eunice qui reconnaît que ce n'est pas toujours facile au quotidien." Chaque client à son humeur, ses caprices, donc il faut savoir comment les mettre à l'aise. En général ce n'est pas difficile, car j'aime ce que je fais, et tous les jours je donne le meilleur de moi", souligne la jeune fille qui est à l'affût des dernières tendances à la mode" Je gère une grande boutique où nous vendons vêtements, cosmétiques et accessoires; ce qui fait que je suis branchée sur tout ce qui touche à la mode" explique la jeune entrepreneure qui est heureuse d'avoir participé à la dernière ventre privée qu'a réalisé TSF Fashion Store, boutique de mode qu'elle gère en l'absence de sa patronne Tsonga Thecla Fanelle qui est à cheval entre le Congo et la France.
Dotée d'une forte personnalité et d'un caractère bien trempé, l'indépendance financière n'est pas quelque chose de nouveau pour la jeune fille car très jeune, elle s'exerce au commerce au côté de sa mère. D'ailleurs celle-ci affirme qu'Eunice a une âme d'entrepreneure "C'est une fille qui touche à tout et cela depuis son tendre enfance" révèle madame Pascaline Nkounkou sa mère. Un don qu'elle a hérité de sa mère car déjà au primaire, Eunice vendait des popcorns, toffi, madeleines, produits alimentaires, savons, yaourts, tuitéké, friandises, parfums et autres accessoires. C'est au lycée qu'elle prend réellement conscience de son talent et commence à se détacher du commerce familiale pour se lancer en solo. " Entreprendre n'est pas une activité facile, cela nécessite à la fois opiniâtreté , dévouement et altruisme. Le plus dure dans ce travail est le recouvrement vu que certains clients tiennent difficilement leurs promesses et cela me décourageais" révèle Eunice qui une fois son bac en poche met un moment ses activités en berne. "Quand j'arrive à la faculté de droit, j'avais du mal à concilier les cours et le commerce. J'ai donc favorisé les cours, mais comme j'étais habituée à avoir mes propres finances, je me genais de demander l'argent de transport ou des fascicules aux parents," souligne Eunice qui, une fois en deuxième année prend une difficile décision, celle de mettre entre parenthèse ses études et d'entrer les arcanes de l'entrepreneuriat.
Curieuse et vive d'esprit Eunice aime le changement et se remet constamment en question pour ne pas tomber dans la monotonie Entre vendeuse dans les shops de téléphonie mobile, une formation rapide en logistique, hôtesse d'accueil, la jeune fille ne se sent pas épanouie malgré son salaire régulier. Apres moult réflexion, elle démissionne et s'essaye à son propre compte. Mais trés vite, elle déchante car rattrapée par la réalité. Elle se rend à l'évidence, qu'elle n'est encore prête à faire une carrière en solo, et se met à la recherche d'un emploi. Dans ses investigations, elle tombe sur la boutique TSF Fashion Store et fait la rencontre de sa patronne. " Tout de suite le courant passe, c'est en fait une grande soeur et une petite qui se retrouvent et bientôt débute une belle aventure." Avoue cette femme de poigne qui deploie désormais ses ailes dans cette nouvelle saison de sa vie avec la complicité de sa patronne." On m'a toujours dit que travailler avec les femmes n'était pas facile, mais ce ne sont que des préjugés. Ensemble les femmes peuvent bâtir, il faut simplement mettre nos égos de côté et ne pas toujours être en concurrence, mais plutôt se compléter." A fait noter Eunice, fille au grand coeur qui n'hésite pas à apporter de l'aide à sa famille quand cela est nécessaire. "Mon père est désormais à la retraite et ma mère est une commerçante, quoi de plus normale de faire les courses quand je peux " avance Eunice qui à l'aube se ses 26 ans se sent plus sereine d'affronter le monde. Son rêve est de faire le tour du monde et acquérir sa propre entreprise. On lui alors souhaite bon vent!
Annette Kouamba Matondo








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